
Le MACF transforme fondamentalement le cadre dans lequel les exportations africaines s’intègrent dans l’économie mondiale. S’il impose des coûts et des exigences supplémentaires susceptibles d’affaiblir les secteurs à forte intensité carbone, il peut également catalyser la modernisation industrielle, la transition énergétique et de nouveaux avantages concurrentiels fondés sur une production à faible intensité carbone.
Pour réussir, il faut une forte coordination interministérielle afin d’éviter les approches fragmentées, un dialogue structuré avec le secteur privé pour comprendre les contraintes et les opportunités, et une vision à long terme qui aligne l’adaptation immédiate sur la transformation structurelle. La coopération régionale peut permettre de mettre en commun les capacités analytiques et techniques, tandis que le recours systématique à des données et des analyses factuelles garantit que les politiques sont fondées sur les réalités nationales plutôt que sur des prescriptions génériques.
