L’ATAF renforce la voix de l’Afrique dans la gouvernance fiscale mondiale

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  • 17 Nov 2025
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Alors que l’incertitude économique mondiale s’accentue et que la politique fiscale devient un outil essentiel pour la stabilité, l’ATAF apporte son appui aux pays africains afin qu’ils parlent d’une seule voix sur la scène mondiale grâce à un engagement technique coordonné, à un plaidoyer politique et à un leadership politique, garantissant ainsi que les intérêts de l’Afrique façonnent l’avenir de la cooperation fiscale internationale.

En 2025, les négociations multilatérales sur les règles fiscales mondiales se sont intensifiées, depuis les travaux des Nations unies en vue d’une convention-cadre sur la coopération fiscal internationale jusqu’à la poursuite de la mise en oeuvre par l’OCDE des réformes des piliers 1 et 2. Ces développements ont des implications importantes pour la capacité des pays africains à protéger et à élargir leur assiette fiscale.
Consciente de cela, l’ATAF s’est attachée à faire en sorte que le point de vue de l’Afrique soit non seulement représenté, mais aussi influent dans les discussions fiscales mondiales.

Aux Nations unies, l’ATAF a joué un rôle central dans l’élaboration du mandat de la nouvelle Convention-cadre sur la coopération fiscal internationale, établie en vertu de la resolution 77/244 et parrainée par le Nigeria. Les contributions techniques de l’ATAF ont directement alimenté les discussions du Comité de négociation intergouvernemental (CNI), dont les sessions comptent désormais 90 % de participants africains, ce qui constitue une étape importante dans l’appropriation du processus par l’Afrique.

« Le leadership de l’ATAF a joué un rôle determinant pour garantir que les pays africains ne soient pas seulement des participants, mais aussi des contributeurs au processus Mondial de réforme fiscale », a déclaré le Dr Zacch Adedeji, Président exécutif du Service federal des impôts du Nigeria. « Les orientations du Forum nous ont aidés à traduire des débats techniques complexes en stratégies concrètes qui protègent nos recettes et notre souveraineté.»
En interne, le Secrétariat de l’ATAF a formé une équipe chargée d’analyser, d’élaborer et de collaborer avec les comités techniques sur les trois axes de travail de la convention-cadre. Le Secrétariat a commencé à impliquer des partenaires dans la rédaction des axes de travail et des priorités pour les pays africains.

Afin de renforcer encore la coordination, l’ATAF a cofondé le Mécanisme de coordination interinstitutionnelle (MCII), qui rassemble la Commission de l’Union africaine (CUA), la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et le Réseau pour la justice fiscale en Afrique (TJNA). Cette plateforme collective a permis aux pays africains de bénéficier d’un soutien technique et politique harmonisé, réduisant ainsi les doublons et amplifiant l’influence de l’Afrique dans les négociations mondiales.
« Pour la première fois, nous assistons à une coordination sans précédent entre les institutions africaines », a fait remarquer Mme Mary Baine, Secrétaire exécutive de l’ATAF.

« L’approche axée sur les membres de l’ATAF a permis aux pays de mener à bien des réformes complexes avec clarté et confiance, en veillant à ce que les règles fiscales mondiales reflètent les réalités africaines. »
Au-delà du processus des Nations unies, l’ATAF continue de représenter les intérêts de ses membres au sein du Cadre inclusif de l’OCDE et des groupes de travail connexes, en fournissant des avis d’experts sur la conception de l’impôt minimum mondial afin de prévenir l’érosion de la base d’imposition dans les juridictions africaines. L’ATAF collabore également directement avec le Groupe de travail sur les finances du G20 par l’intermédiaire de la présidence sud-africaine, plaidant pour l’intégration des perspectives africaines dans le projet BEPS et dans les débats plus larges sur la politique fiscale mondiale.
« L’engagement de l’ATAF a permis de garantir que les priorités de l’Afrique, allant de la taxation équitable des services numériques à la conception d’impôts minimaux, restent au centredes discussions mondiales », a déclaré M. Thulani Shongwe, responsable de la cooperation multilatérale africaine à l’ATAF. « Nos members peuvent désormais influencer les normes mondiales, et non plus simplement s’y adapter. »

Le travail accompli par l’ATAF porte déjà ses fruits pour ses membres. Les pays sont mieux équipés pour relever les défis fiscaux liés à l’économie numérique, aux transactions transfrontalières et au transfert des bénéfices des multinationales. Grâce à des initiatives telles que l’Action fiscale pour le développement en Afrique (RADA), l’ATAF appuie également ses membres dans l’élargissement de leur assiette fiscale nationale et le renforcement de la mobilisation des recettes afin de leur permettre de financer les priorités de développement et de contribuer aux objectifs de développement durable.
À l’approche de la fin de l’année 2025, la contribution de l’ATAF à la formation d’une voix africaine unifiée dans la gouvernance fiscal mondiale constitue la pierre angulaire de la quête d’indépendance fiscale du continent. Pour l’avenir, l’ATAF reste déterminée à faire en sorte que l’Afrique ne se contente pas de participer à la réforme fiscale mondiale, mais qu’elle la dirige.

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