
Les 20 et 21 janvier, l’ATAF a participé à une réunion multipartite sur la fiscalité du tabac qui s’est tenue au Centre de conférences de l’OCDE. Cette réunion a rassemblé des organisations internationales de premier plan et des partenaires techniques, notamment l’OCDE, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, l’Organisation mondiale de la santé, le Secrétariat de la CCLAT, l’université Johns Hopkins, l’université de Bath et l’université du Cap, afin de renforcer la coordination et de promouvoir des approches plus cohérentes en matière de fiscalité du tabac.
La participation de l’ATAF illustre les travaux en cours sur les taxes sur la santé, en particulier les principaux défis auxquels sont confrontés les pays africains pour les mettre en œuvre, et le soutien essentiel nécessaire pour permettre aux gouvernements d’atteindre leurs objectifs tant sur le plan fiscal que sur celui de la santé publique. M. Linstrom Marangu, expert en taxes sanitaires de l’ATAF, a participé à deux tables rondes, l’une sur la taxation du tabac et l’autre sur la taxation de l’alcool, qui ont examiné les lacunes politiques et le lien essentiel entre la conception de la politique fiscale et l’administration fiscale. Il a souligné que les taxes sur la santé sont plus efficaces lorsque les objectifs politiques et les capacités administratives sont développés en parallèle, afin de garantir que les mesures sont non seulement bien conçues, mais aussi applicables dans la pratique.
Son intervention a mis en lumière les éléments constitutifs d’une administration efficace de la taxe d’accise, notamment la préparation opérationnelle, la gestion de la conformité et les mécanismes d’application de la loi nécessaires pour mettre en œuvre et maintenir les réformes fiscales sur le tabac. Ces considérations sont au cœur de l’engagement de l’ATAF auprès de ses membres, car de nombreuses administrations fiscales africaines cherchent à renforcer les systèmes d’accise tout en s’attaquant à des risques tels que le commerce illicite et les écarts de conformité.
Les discussions se sont ensuite concentrées sur l’harmonisation des expertises techniques, le partage des priorités nationales et mondiales et le renforcement de la coordination entre les partenaires engagés dans la réforme de la fiscalité du tabac. La participation de l’ATAF a permis d’assurer la prise en compte des perspectives des administrations fiscales africaines au cours des délibérations, renforçant ainsi l’importance de solutions administrables et adaptées au contexte.
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