
Abdelkrim Bouzred, ministre algérien des Finances, a officiellement ouvert les réunions annuelles 2025 de l’ATAF au Centre international de conférences d’Alger. Il a souhaité la bienvenue à un public de haut niveau, soulignant ainsi l’ambition de l’Afrique de mettre en place un programme fiscal équitable, moderne et fondé sur les données. Étaient présents dans la salle S.E. Véronique Herminie, Première Dame de la République des Seychelles, M. Kamel Rezig, ministre algérien du Commerce, Mme Jing Zhao, Commissaire adjointe de l’administration fiscale nationale de Chine, et M. Abdelhafid Bakhouche, Directeur général des douanes algériennes. Ils ont rejoint plus de 200 délégués venus de toute l’Afrique et d’ailleurs, dont plus de 16 Directeurs généraux et Commissaires généraux des administrations fiscales.
En ouvrant les réunions, le ministre Bouzred a souligné l’urgence d’une coopération pratique entre les pays africains afin de renforcer la mobilisation des recettes intérieures et financer les priorités de développement. Son discours a donné le ton à une semaine axée sur les solutions : aligner les réformes nationales sur les priorités continentales, tirer parti de la technologie et des données, et garantir l’efficience, l’équité et la fiabilité des systèmes fiscaux.
Le leadership de l’ATAF a été mis en avant tout au long de l’ouverture. M. Edward Kieswetter, Président du Conseil de l’ATAF, et Mme Mary Baine, Secrétaire exécutive de l’ATAF, ont présenté un programme axé sur les membres, qui passe de l’analyse à l’action. Mme Baine a souligné que l’avenir fiscal de l’Afrique reposera sur la mise en œuvre, grâce au déploiement d’outils qui aideront les administrations à combler les écarts de conformité, à utiliser les données de manière intelligente et à mettre en œuvre des réformes que les citoyens peuvent voir et ressentir. Elle a mis en avant le rôle de l’ATAF dans la réunion des pairs, la codification des bonnes pratiques et la fourniture d’un soutien technique pratique là où cela est le plus important.
L’administration hôte a également défini les réunions en termes concrets. Le Directeur général des impôts d’Algérie a souligné l’objectif de « consolider l’autosuffisance du continent dans le financement de son avenir », en désignant la transformation numérique, l’utilisation efficace des données et la solidité des institutions comme l’épine dorsale des systèmes fiscaux crédibles.
Lors des sessions plénières et des sessions techniques, les délégués ont examiné l’évolution de la gouvernance fiscale mondiale et le rôle de l’Afrique dans la mise en place de la coopération internationale ; les moyens pratiques de taxer les segments difficiles à atteindre (le secteur informel, les personnes à hauts revenus et d’autres profils complexes) ; la fiscalité sensible au genre à l’aide de données désagrégées par genre ; et les mesures liées au climat, notamment les ajustements et la tarification du carbone aux frontières. Les sessions aborderont également les mécanismes de l’administration fiscale axée sur les données — la conformité fondée sur les risques, le partage sécurisé des données et les cadres de gouvernance qui protègent la vie privée tout en améliorant l’application de la loi — ainsi que les flux financiers illicites, la transparence de la propriété effective et une prévention et un règlement plus rapides des différends.
Le programme a combiné un dialogue de haut niveau avec des comités de travail, permettant aux administrations de traduire leurs ambitions communes en mesures concrètes. Réunissant de hauts dirigeants, des experts politiques et des équipes opérationnelles, ces réunions visent à transformer les engagements en actions concrètes : plans de travail nationaux, projets pilotes collaboratifs et soutien entre pairs, le tout s’appuyant sur les outils et les orientations de l’ATAF.
L’organisation des réunions à Alger témoigne du rôle croissant de l’Algérie dans la coopération régionale et de son soutien à un programme fiscal continental fondé sur l’équité, les capacités et les résultats. Pour l’ATAF, ce rassemblement est à la fois un bilan et un tremplin : une occasion de mettre en valeur le leadership de ses membres, de nouer des partenariats et d’accélérer la mise en œuvre des solutions, afin que les pays africains puissent mobiliser davantage de leurs propres ressources, selon leurs propres conditions.
La capacité de l’Afrique à financer son développement dépend de plus en plus du renforcement de la mobilisation des ressources intérieures, ainsi que d’institutions et de dirigeants capables de transformer cette ambition en résultats concrets
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