Le 26 février, la Secrétaire exécutive de l’ATAF, Mme Mary Baine, a reçu une délégation de haut niveau de la Banque africaine de développement (BAD), conduite par son Directeur général M. Pirkka Tapani Tapiola, et des représentants du Danemark, de la Finlande, de l’Inde, de l’Irlande, de la Norvège et de la Suède. Il s’agissait, entre autres, de promouvoir la coopération stratégique sur la mobilisation des recettes intérieures à travers l’Afrique et de réaffirmer le partenariat existant entre les deux institutions.
Ces discussions interviennent à un moment critique, alors que les pays africains font face à une pression croissante de la dette, à un espace budgétaire resserré et à une demande croissante de solutions de financement souverain durables. Les deux institutions ont rappelé que des administrations fiscales durables, modernes et axées sur la technologie sont essentielles pour consolider la souveraineté fiscale, la résilience économique et la prestation des services publics sur le continent.
Depuis plus de 12 ans, le partenariat entre l’ATAF et la BAD a permis de mettre en œuvre des réformes institutionnelles concrètes à travers les programmes de phases I et II. Cette collaboration a soutenu des réformes législatives et administratives, renforcé les systèmes d’audit et de gestion des risques de conformité, amélioré les cadres d’éducation des contribuables, consolidé les initiatives de renforcement des capacités fiscales, concouru à la révision de l’architecture financière mondiale et élargi les efforts de transformation numérique dans les administrations fiscales.
L’impact de cette collaboration est palpable. Les initiatives soutenues par la BAD ont contribué à générer plus de 6 milliards USD d’évaluations et de collectes supplémentaires de revenus, tout en renforçant la capacité institutionnelle à long terme grâce à la formation de milliers de fonctionnaires du fisc et au déploiement d’experts techniques à travers le continent.
Les discussions ont porté sur l’expansion des outils de conformité numérique, l’amélioration de la gouvernance et de l’analyse des données, le renforcement des cadres de mesure des résultats, la limitation des flux financiers illicites et l’amplification d’une voix coordonnée de l’Afrique dans les processus mondiaux d’établissement des normes fiscales.
Le partenariat renforcé devrait consolider les systèmes de conformité, étendre les capacités numériques et élargir la prestation de services pour des résultats durables en matière de collecte des revenus intérieurs pour les pays membres de l’ATAF — raffermissant ainsi la capacité de l’Afrique à financer son propre programme de développement.
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