
Alors que les efforts mondiaux pour lutter contre l’évasion fiscale et les flux financiers illicites s’intensifient, l’Angola renforce sa capacité à accéder aux renseignements fiscaux transfrontaliers et à les utiliser plus efficacement.
Ceci était le principal objet d’un récent atelier technique organisé à Luanda, où des responsables de la Direction générale des impôts angolaise ont participé à des discussions pratiques sur la mise en œuvre des normes internationales d’échange de renseignements et la préparation des prochaines évaluations mondiales.
Pendant trois jours, les participants ont travaillé sur des situations concrètes, allant du traitement des demandes de renseignements à la clarification du rôle de l’autorité compétente, en passant par la préparation au processus d’examen par les pairs du Forum mondial. Une feuille de route pratique a été élaborée pour guider la mise en œuvre des normes d’échange de renseignements par l’Angola.
L’atelier a réuni des experts régionaux et internationaux, avec la contribution de M. Ephraim Murenzi, spécialiste de l’échange de renseignements à l’ATAF, aux côtés de M. Paul Ahey de l’Autorité fiscale du Ghana et de M. Tatu Ilunga de la GIZ. Ces échanges ont permis aux participants de s’appuyer à la fois sur l’expérience africaine et les pratiques internationales pour relever des défis communs.
Au-delà des discussions techniques, un constat plus large a émergé : le renforcement de l’échange de renseignements ne consiste plus seulement à respecter les normes internationales, mais aussi à doter les administrations fiscales des outils nécessaires pour agir sur la base des informations recueillies, améliorer la conformité et protéger leur assiette fiscale.
Pour l’Angola, cela signifie mettre en place des systèmes capables de mieux détecter la fraude fiscale, d’améliorer la transparence et de soutenir une mobilisation plus efficace des recettes nationales.
L’atelier a été soutenu par le projet de « Bonne gouvernance financière en Afrique » de la GIZ, dans le cadre de l’Action multibailleurs de lutte contre les flux financiers illicites liés à la fiscalité en Afrique, cofinancée par l’Union européenne, le ministère des Affaires étrangères de Finlande et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
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